Dream Sweepers
Sculpture numérique, narration invisible et irruption machinique
Il s’agit d’une sculpture utilisant le son et la parole (narration) autour des notions d’expériences mémorielles, de souvenirs d’écoutes, de perceptions d’ambiances et des réceptions de la vie sonore d’une ville. Impression/expression inconsciente transmise à la fois sur le mode d’une narration à distance par le biais de téléphone portable, ainsi que sur le mode du cut up de différents sons provenant de différentes villes (Londres, Marseille, Nantes, Amiens…etc). Mémoires transmises à une machine poïetique, engloutissant la parole, les sons produit sur le moment, pendant l’exposition, en amont, sur des temps incertains. Possibilité pour le traversant de raconter sa propre méta-histoire, sa narration incohérente du vécu d’une rue, du son dans cette rue, de son inconsciente traversé verbale ou bien de sa chasse à l’invisible, parcours, déambulation, dérive et flânerie dé-réalisé. Il y a construction d’architecture imaginaire, d’impossible fonction et relation aux bâtisseurs, cheminant le long du bitume, recréant des espaces furtifs de dé-liaisons. La sculpture crie languement, doucement, les écrits brulant, à vif, d’une improbable narration, sacrilège fornication de métals, de circuits, de transmissions, de signaux et d’humanité perdue, noyé dans le remaniement machinique.
DREAM SWEEPERS 2010
envoyé par apo33. – Regardez plus de courts métrages.
